Une petite ville au passé prestigieux
« Ancienne métropole du fer, Ferrières est une bourgade dont les origines remontent à la nuit des temps. Son nom évoque l’âge du fer mais les pierres taillées ou polies qui jonchent les champs environnants nous emmènent bien plus loin. Les légendes conservent l’écho des antiques croyances aux esprits de la nuit, revenants, pierres de sorciers… Au Moyen Âge, l’abbaye de Ferrières rayonnait du même éclat que Saint-Benoît-sur-Loire ou Saint-Martin de Tours… »

La tradition la dit fondée par un miracle : saint Savinien, saint Potentien et saint Altin, venus de Sens, arrêtés dans ces solitudes un soir de Noël, virent soudainement, dans une éblouissante lumière, l’Enfant Dieu dans la grotte de Bethléem… Ainsi, dit-on, naquit le premier ermitage, en la « nouvelle Bethléem ». Clovis, dit-on encore, y fonda la première abbaye, y bâtit un château. Et après lui ses fils, ses petits-fils et leurs enfants, les rois de France, y eurent leur séjour : tous y venaient chasser et prier… Clovis, Pépin, dit le Bref à cause de sa petite taille, qui, selon la légende, terrassa un taureau et un lion dans l’arène, Dagobert, les jeunes rois Louis III et Carloman, sacrés à la sauvette par Anséïs, archevêque de Sens, et plus tard, Henri IV, Louis XIII, Anne d’Autriche, tous deux confrères de Notre-Dame de Bethléem, que l’on voit aux vitraux de la petite église…
Confiée à des abbés de grand savoir et de haute piété, Alcuin, Aldric, Loup de Ferrières, l’abbaye brilla très tôt d’un grand éclat ; elle devint un des hauts lieux de la Renaissance carolingienne. Les leçons de ses maîtres attiraient des disciples de l’Europe entière. Nombre d’œuvres, sacrées et profanes, sont sorties de son scriptorium.
Bâtie à la lisière du Bocage gâtinais, sur la route des invasions, elle subit les assauts des Huns, des « Ogres », des Normands. Plus tard, la guerre anglaise, les grandes compagnies, puis les troupes protestantes du prince Louis de Condé… Envahies, détruites, ravagées, la ville et l’abbaye, inlassablement, se relevaient.
C’est l’abbé Amaury, au XIIe siècle, qui fit construire sur l’emplacement d’un édifice ancien, l’église abbatiale gothique. En l'an 1163, le pape Alexandre III vint consacrer la nef en cours de construction. Le transept et le chœur, achevés au XIIIe siècle, ont conservé à la croisée, le plan octogonal inspiré de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle. Après les ravages de la guerre anglaise, Louis de Blanchefort rendit à l’abbaye son ancienne splendeur. C’est à lui et à son successeur Pierre de Martigny que l’on doit les superbes vitraux qui illuminent le chœur. Deux prieurs, Dom Lesourd puis Dom Morin ont achevé la tâche de reconstruction des bâtiments conventuels, dont hélas ! beaucoup ont disparu à la Révolution…
Avec les Nocturnes, remontons ensemble le cours du temps pour vivre, l’espace d’une soirée, dans notre cité d’autrefois, son quotidien prosaïque, ses fêtes fastueuses, ses moments d’horreur… Cette nuit, Dames et Seigneurs se mêlent aux gueux, les sorcières aux moines, le fantastique côtoie le réel, l’histoire courtise la légende…
Et si vous souhaitez en savoir davantage sur notre bonne ville de Ferrières, nous vous invitons à consulter :
- le site officiel de la ville de Ferrières :
http://www.ferrieresengatinais.fr
- le site de l'Office de Tourisme de Ferrières et des Quatre Vallées
http://www.tourisme-ferrieres-loiret.fr/
le livre "Ferrières-en-Gâtinais, promenade dans le passé", ouvrage publié par la municipalité de Ferrières, en vente à la Mairie de Ferrières, à l'Office de Tourisme de Ferrières et à la Librairie "L'Ecritoire", Route du Bignon, ZI à Ferrières.
- le site lié au précédent ouvrage :
http://www.ferrieres-en-gatinais.info